Cette étude comparative a porté sur 520 adolescents et adultes autistes, dont 260 avaient déclaré des automutilations non suicidaires dans les six derniers mois . Les 260 autres participants, appariés selon l’âge et le sexe, n’en rapportaient pas sur cette période.

Par rapport au groupe sans automutilations récentes, le groupe concerné rapportait une moins bonne qualité de vie psychologique, moins d’auto-compassion et des symptômes psychiques plus élevés , notamment de dépression et d’anxiété. Il rapportait aussi davantage de traits autistiques, d’alexithymie, soit des difficultés à identifier ou décrire ses émotions, et de camouflage social.

Dans le groupe ayant des automutilations récentes, les pensées suicidaires à vie et les tentatives de suicide rapportées étaient plus fréquentes que dans l’autre groupe. Les 36 participants ayant rapporté une tentative récente appartenaient tous à ce groupe. Les auteurs soulignent que des recherches longitudinales seront nécessaires pour examiner les liens au cours de la vie, sans permettre ici d’en établir les causes.

L’étude en bref

Type d’étude
Étude comparative entre deux groupes appariés selon l’âge et le sexe, à partir de questionnaires.
Population
520 adolescents et adultes autistes, dont 260 ayant rapporté des automutilations non suicidaires au cours des six derniers mois et 260 n’en ayant pas rapporté récemment.
À retenir

Dans cet échantillon, la présence d’automutilations non suicidaires récentes était associée à une santé mentale plus dégradée et à davantage de pensées et comportements suicidaires rapportés.