Le syndrome de désengagement cognitif désigne un ensemble de symptômes incluant une rêverie excessive, une lenteur mentale, de la somnolence et une moindre mobilisation face aux sollicitations extérieures. Cette notion cognitive et attentionnelle émergente est étudiée ici en lien avec les symptômes du TDAH, auxquels elle est associée sans être présentée comme identique.
Un recueil entièrement auto-rapporté a été réalisé auprès de 8 075 personnes iraniennes âgées de 15 à 55 ans, recrutées par convenance et par réseau de contacts. Les participants ont rempli une échelle en persan portant sur ces symptômes. Parmi eux, 2 012 ont aussi renseigné un questionnaire sur les symptômes de TDAH.
Des seuils propres à l’échantillon ont servi à repérer des niveaux élevés de symptômes. Au seuil correspondant au 95e percentile de cet échantillon, 5,8 % des participants dépassaient le seuil pour le désengagement cognitif. Cette proportion atteignait 11,3 % au 90e percentile. Les femmes et les personnes plus jeunes étaient davantage susceptibles de dépasser le seuil élevé.
Pas une séparation diagnostique établie entre désengagement cognitif et TDAH. Dans le sous-échantillon ayant répondu aux deux questionnaires, les scores étaient fortement corrélés, tout en présentant des profils de symptômes différents. Les analyses de classification distinguaient largement les deux dimensions au sein des réponses recueillies, mais les auteurs soulignent l’absence d’entretiens diagnostiques et de mesure du retentissement quotidien. Ces pourcentages ne constituent donc pas des estimations de prévalence clinique ou populationnelle.
- Type d’étude
- Étude transversale à grande échelle, fondée sur des questionnaires auto-rapportés.
- Population
- 8 075 participants iraniens âgés de 15 à 55 ans, recrutés par échantillonnage de convenance et par réseau de contacts. Un sous-échantillon de 2 012 participants a aussi répondu à une échelle de symptômes du TDAH.
Dans cet échantillon non probabiliste, les symptômes de désengagement cognitif recouvrent fortement ceux du TDAH tout en montrant des différences de profil, sans permettre d’inférer une distinction diagnostique.
