Une vaste étude menée à partir des naissances en Californie rapporte des écarts de risque importants pour les mères ayant un diagnostic documenté de handicap intellectuel ou du développement. Les chercheurs ont examiné les complications graves maternelles, la césarienne, la prééclampsie et les admissions à l’hôpital au cours de l’année suivant l’accouchement.
Sur 6 435 742 naissances uniques entre 2007 et 2021, 4 492 mères, soit 0,07 %, avaient un diagnostic de ce type. Après prise en compte de l’âge maternel et de l’année d’accouchement, l’étude observe des risques ajustés plus élevés pour chacune des issues étudiées. L’écart le plus marqué concernait l’admission hospitalière dans l’année après la naissance, avec un risque ajusté 4,64 fois supérieur.
Les associations étaient relevées dans tous les sous-types considérés, dont le TSA, la paralysie cérébrale, le handicap intellectuel et les différences chromosomiques. Le handicap intellectuel était généralement associé aux niveaux de risque les plus élevés. Une analyse de médiation a évalué une part statistiquement expliquée par certaines caractéristiques cliniques, sans démontrer qu’elles causent à elles seules ces écarts.
Parmi les facteurs examinés, les troubles hypertensifs ainsi que la dépression et l’anxiété étaient les médiateurs potentiels les plus importants. Les auteurs signalent une limite majeure, une couverture diagnostique incomplète étant possible avec les seuls codes hospitaliers. Les résultats pourraient donc s’appliquer plus sûrement aux personnes dont le handicap est identifié dans ces dossiers, possiblement celles ayant les besoins de soutien les plus élevés.
- Type d’étude
- Étude de cohorte rétrospective populationnelle à partir de registres de naissance et de décès fœtal reliés à des données hospitalières et de services d’urgence.
- Population
- 6 435 742 naissances uniques en Californie entre 2007 et 2021, dont 4 492 mères ayant un diagnostic de handicap intellectuel ou du développement documenté.
Dans cette cohorte californienne, un diagnostic documenté de handicap intellectuel ou du développement était associé à des risques maternels défavorables plus élevés, sans permettre d’établir les causes de ces associations.
